29 octobre 2008
Ruggieri, Nostradamus et quelques autres …
Une effervescence extraordinaire anime le château de Chaumont-sur-Loire, à quelques jours des Mystères de Chaumont annoncés les 31 octobre, 1er et 2 novembre 2008.
La magie de l’automne à Chaumont-sur-Loire opère d’abord sur les enfants, et les mieux costumés seront les plus choyés ! Un stand de maquillage (vendredi et samedi de 16h00 à 18h30), des ateliers créatifs « lampions et lanternes » (vendredi, samedi et dimanche de 14h30 à 18h00), des lectures de contes fantastiques (vendredi, samedi et dimanche de 15h00 à 16h00 et de 16h45 à 17h45) et puis… des friandises : 20 kilos de bonbons répartis dans le château, et un goûter gourmand tous les jours à 16h00 avec chocolat chaud et brioches. Les adultes ne sont pas oubliés : un atelier de composition florale samedi de 14h30 à 16h00, des visites ésotériques tout le week-end à 14h00 et à 16h00, et une dégustation de vin chaud.
À la nuit tombée, la demeure princière s’illumine de plus de deux mille chandelles, réparties dans tout l’édifice. Cette mise en lumière exceptionnelle du circuit de visite permet de redécouvrir certains détails, révélés par la lumière douce des bougies, et invite à la découverte des nombreux symboles alchimiques et ésotériques laissés par les astrologues de Catherine de Médicis, Ruggieri et Nostradamus, mais aussi par les francs-maçons Le Ray de Chaumont et son ami américain Benjamin Franklin au XVIIIe siècle, puis par l’architecte initié Sanson, au XIXe siècle.
26 octobre 2008
Soi(e) dit en passant
Vendredi 21 novembre au centre des congrès Le Vinci à Tours (37), l'association Tours - Cité de la Soie organise son 5ème colloque. Cette édition 2008 aura pour thème "Soieries de Tours – Soieries d'exception". Ce sera l'occasion pour les participants de se plonger dans l'univers du luxe et de la tradition française en compagnie d'experts et de dirigeants venus partager passion et expérience.
Du XVème au début du XIXème siècle, les soyeux tourangeaux ont participé activement à l'essor économique de Tours et de ses environs. Aujourd'hui encore, les monuments historiques et les particuliers font appel à ce savoir-faire incomparable transmis par des générations de tisserands locaux. En 1987, sous l'impulsion de la Jeune Chambre Economique de Tours a été créée l'association Tours - Cité de la Soie, dans le but d'ouvrir dans cette ville un musée des Arts et Techniques de la Soie.
Depuis cette création, les conférences, les colloques, les évènements se succèdent pour valoriser et pérenniser la tradition tourangelle.
L'édition 2008 Tours - Cité de la Soie verra le Comité Colbert accompagnée le colloque.
Le Comité Colbert est une association créée à l'initiative de Jean-Jacques Guerlain en 1954. Elle a pour objectif la pérennisation de traditions séculaires et la promotion de la création française à travers le monde. Elle rassemble en son sein 69 maisons de luxe : Baccarat, Château d'Yquem, Porthault, les Faïenceries de Gien, les Parfums Givenchy, Lenôtre, Mellerio dits Meller, Taillevent, …
En matinée, ce colloque permettra de suivre les interventions du professeur d'université Bernard Chevalier - "Le Camp du Drap d'Or", de l'expert textile Xavier Petitcol – "Comment reconnaître les soieries de Tours du XVIIIème siècle ?", de l'inspecteur des Monuments Historiques Vincent Cochet – "Soieries au château de Champchevrier", de la conservatrice en chef du patrimoine Françoise Magny – "Les soieries de Tours".
L'après-midi sera consacrée à "Braquenié et Roze : une relation d'une exceptionnelle longévité" présentée par la documentaliste de la société Pierre Frey, Sophie Rouart, "La restauration du Palais de Het Loo (Pays-Bas) par la conservatrice au Nationaal Museum Paleis Het Loo, Louise Herkelens, "Un chantier de restauration au château de Compiègne en 2008" par le directeur du Musée national du château de Compiègne, Emmanuel Starcky.
L'invité d'honneur Jean Bergeron, représentant le Comité Colbert, apportera son témoignage.
16 octobre 2008
Chers objets ...
Les enchères se sont envolées chez Christie's lors de la succession de feus le comte et la comtesse de Paris pour atteindre au final la somme de 2,4 millions €.
Ainsi les trésors de la monarchie font toujours rêver ... Plus de 2 000 personnes sont venus admirer les objets exposés avant la vente et 800 personnes étaient présentes le jour même. Rien d'étonnant à cela puisque les 483 lots dispersés conjuguaient histoire et rareté.
Avec réunis pour l'occasion des membres de la famille de France (le duc de Vendôme et Philomena de Tornos, le duc d'Orléans, la duchesse d'Angoulême, la duchesse de Chartres, les ducs d'Anjou, le prince François d'Orléans, la princesse Adélaïde d'Orléans et son époux, la princesse Claude de France, la comtesse de la Marche et son fils Robert, la princesse Hélène de France, le comte Louis de Limburg - Stirum, la princesse Chantal de France et le baron François Xavier de Sambucy de Sorgue), des personnalités dont l'épouse du président Jacques Chirac, Bernadette Chirac, des nostalgiques de l'histoire et des curieux avides, la commissaire-priseur Isabelle Brisset a vu rapidement la salle s'enflammer pour des objets estimés quelques centaines d'euros.
La paire de lunettes du roi Louis-Philippe (estimée 150 – 200 €) a grimpé jusqu'à 6 000 €, tout comme la plume (300 – 500) ayant servi à la signature de l'acte d'abdication à 14 300 €, une nappe brodée de fleur de lys (300 – 500) a trouvé acquéreur à 12 500 €, un ensemble composé d'un guéridon et d'un cendrier sur pied en porcelaine de Sèvres (800 – 1200) a atteint 23 300 €, un service de table en porcelaine aux armes de France (800 – 1200) est parti à 26 900 € …
Les lots historiques les plus émouvants, témoins de la fin tragique de Marie – Antoinette et du Dauphin, une pochette brodée par la reine, un pan de sa robe et un portrait de son jeune fils ont trouvé acquéreur a, respectivement, 97 700 €, 55 700 € et 46 100 €.
Le Musée Louis-Philippe à Eu a préempté le chapelet et le scapulaire de la reine Marie-Amélie, les lunettes du roi Louis-Philippe, un canif ayant appartenu au duc de Chartres ...
Photos :
1 - Esquisse du portrait du prince Louis - Philippe par Winterhalter
2 - Médaillon du Dauphin au Temple
Tout m'est bonheur
" … D’une intelligence instinctive, curieuse et cultivée, avec un zeste d’originalité et une allure irréprochable, la comtesse de Paris s'imposa par sa simplicité et son charisme comme une des personnalités les plus emblématiques du Gotha européen. Spirituelle, elle ne cessa d’incarner telle une souveraine la permanence de la tradition et de l’héritage de la monarchie en France, par un idéal de beauté et de grâce rare qui semblait éternel et n’eut d’égal que la déférence suscitée à chacune de ses apparitions, captivant tous les regards dans un tourbillon de révérences.
Pleinement consciente de son rôle et du rayonnement dû au prestige de son titre, la comtesse de Paris confiait : « C’est l’un des plus beaux titres du monde. Porter ce titre, c’est comme une étoile, cela vous guide. Mais cela ne fait pas la personne, c’est à nous de le servir et j’espère que la génération de mes petits-enfants en fera autant, car je mets en elle toutes mes espérances » …" - source Association des Amis du Musée Louis - Philippe.
Photo : La comtesse de Paris jeune
13 octobre 2008
Initiation Gong Fu Cha
"Gong Fu Cha" signifie littéralement "qui demande du talent, des efforts pour la maîtrise", Cha signifiant le thé … Alors, initiation au rite du thé, pourquoi pas ? C'est ce que vous propose "Les Ateliers du Thé" du Choiseul dimanche 19 octobre à Amboise.
Le Choiseul, l'un des 10 établissements des Grandes Etapes Françaises, propose une conférence – dégustation autour des thés Wulongs de Taïwan.
Cette première séance de la saison 2008 – 2009 sera animée par la conférencière Linda Jennings.
Après la cérémonie traditionnelle chinoise Gong Fu Cha, qui met en scène l'utilisation d'un service composé d'une petite théière et de toutes petites tasses et qui répond à une gestuelle très codifiée, vous serez invité à déguster de grands crus de thés : un Dong Ding Wulong aux douces saveurs fleuries, un Gao Shan Cha aux notes exotiques de noix de coco et un Wen Shan Boa Zhong aux doux accords de jasmin.
Ces différents thés seront accompagnés de pâtisseries spécialement créées pour l'occasion par le chef du Choiseul : "Financier à la noisette" et "Caviar coco – mangue".
Hummm ! Du bonheur à l'état pur …
De 16 h 30 à 18 h 00 (conférence à 16 h 30)
Nombre de places limité. Réservation au 02 47 30 45 45
33 € par personne
Le Choiseul – Hôtellerie de charme
36, quai Charles Guinot – 37400 Amboise
12 octobre 2008
Le "bon goût" de la marquise
Difficile de se frayer un passage vendredi dernier dans les salons du Palais des Archevêques à Tours (37). Une foule dense et compacte, tourangelle (?) essentiellement, assistait au vernissage de l'exposition "La volupté du goût – La peinture française au temps de madame de Pompadour", organisée par le Musée des Beaux Arts et le Portland Art Museum.
Le musée de Tours étant membre de la FRAME (French Régional & American Museum Exchange) depuis peu, on s'attendait à croiser lors de cette inauguration quelques personnalités françaises et américaines. Et bien à part le consul américain, représentant l'ambassadeur des USA en France Craig Stapleton, le maire de Tours Jean Germain et Pierre Rosenberg, président directeur honoraire du Musée du Louvre, il semblerait que les VIP aient déserté les lieux …!
La liste des mécènes et sponsors de la FRAME, présidée par Elisabeth Rohatyn (épouse de l'ancien ambassadeur des Etats-Unis en France) et Marie-Christine Labourdette, directrice des Musées de France, est pourtant impressionnante : Bio Mérieux, Lafarge, Lagardère, Publicis, Saint-Gobain, Suez et United Technologies Corporation.
Les 24 musées américains et musées régionaux français qui composent le groupe ont pour mission de favoriser la circulation et l'échange d'œuvres d'art, d'informations, d'idées, de technologies et de ressources en proposant à un large public leurs trésors respectifs.
Dans le cadre de cette exposition, les trésors sont visibles jusqu'au 12 janvier en France. Ils le seront plus tard au Portland Art Museum du 7 février au 17 mai 2009.
Aujourd'hui donc, à Tours, une soixantaine de tableaux signés des plus grands noms du XVIIIème siècle (Boucher, Chardin, Coypel, Fragonard, Greuze, Hubert Robert, Van Loo) présente la peinture d'histoire, le portrait, la scène de genre, le paysage, la nature morte et témoigne de la naissance de la critique et de l'histoire de l'art, de l'émergence des salons et des disputes sur le goût.
La marquise de Pompadour est le fil conducteur de cette exposition et c'est en sa compagnie que l'on découvre, entre autres, les représentations du Théâtre et de la Musique (Apollon et Issé, 1750, François Boucher), la peinture religieuse (La lumière du monde, 1750, François Boucher), quelques éléments de décors qu'elle commanda pour son château de Bellevue peints par Carle Van Loo (allégories de la Peinture, la Musique, l'Architecture et la Sculpture, 1752).
Un peu plus loin, voici son frère, le marquis de Marigny, Directeur et ordonnateur général des Bâtiments du roi Louis XV, en portrait avec sa jeune épouse (1769) peint par Louis-Michel Van Loo.
Ces grands personnages côtoient "Les Blanchisseuses" (1759) de Jean-Honoré Fragonard, "La Lingère" (1761) d'Hubert Robert et "L'Accordée de Village" (1761) de Greuze.
Le joli portrait de "Madame de Pompadour, la main sur le clavier du clavecin" (vers 1750) de François Boucher surprend par ses petites dimensions H 0,61 X L 0,46, tout comme la fraîcheur des coloris de l'imposant tableau de Jean-Baptiste-Marie Pierre représentant 'L'Enlèvement d'Europe" (1750).
Pour admirer ces œuvres et les apprécier, il faudra revenir flâner dans les salons du Musée des Beaux - Arts, loin de la foule, prendre du recul et s'imprégner de l'atmosphère intimiste ou moralisante qui s'en dégage.
"On se sert des couleurs mais l'on peint avec le sentiment" souffle Chardin et cette exposition somptueuse le démontre.
Un programme culturel est associée à l'exposition et propose visites commentées, conférences, spectacles et concerts.
Légendes photos - photos : (c) musée du Louvre et (c) annie leloup -
1 - L'académicien Pierre Rosenberg et son inséparable écharpe rouge
2 - "Le marquis de Marigny et sa jeune épouse" par Louis Michel Van Loo,1769, peinture sur toile, 97,5 x 129 cm
3 - "La marquise de Pompadour" par François Boucher, 1750, huile sur toile, 0,61 x 0,46 cm
4 - "Apollon et Issé" par François Boucher, 1750, peinture sur toile, 129 x 157 cm
5 - Quelques riches américaines parmi la foule ...
Pour prolonger la visite … Ménars
Le château de Ménars, situé à quelques kilomètres de Blois (41), a été une des nombreuses résidences de la marquise de Pompadour.
Aujourd'hui demeure privée, on peut admirer la façade sud - est du bâtiment sur la rive gauche de la Loire.
Sur la photo aérienne, on remarque dans le coin supérieur gauche le lit du fleuve et à l'opposé l'avenue Guillaume Charron (RN) qui traverse le village.
A droite de l'entrée du château, se trouvent l'école du Sacré – Cœur et le petit pavillon de l'époque des Charron, en contre-bas les jardins et à gauche, on devine l'église de Ménars, avec l'ancien Prytanée (côté château).
Dans la cour d'honneur, le Pavillon du Méridien, que l'on contourne pour accéder à l'allée des tilleuls (à gauche), et sa réplique (à droite).
Face à la Loire, voici le bâtiment central avec le grand parterre, à droite l'Orangerie et la Rotonde de Soufflot, et plus bas à gauche la pièce d'eau du Boulingrin.
Il est possible de longer à pied le parc du château en empruntant la rue de la Loire jusqu'à Cour sur Loire (environ 2 km).
Le château de Ménars est fermé au public.
07 octobre 2008
Les Européens
Du 9 au 12 octobre 2008, "Les Européens" seront à l'honneur dans le cadre de la 11ème édition des Rendez-Vous de l'Histoire de Blois.
A la rencontre d'invités prestigieux et à travers salon du livre, débats, films et expositions, les mordus d'histoire vont une nouvelle fois et pendant quatre jours investir la ville de Blois (41).
Le salon du livre annonce 150 éditeurs et plus de 200 auteurs. De la biographie à l'essai, des ouvrages pédagogiques à la BD et aux livres d'art, les lecteurs devraient trouver leur bonheur d'autant que l'édition 2008 annonce une nouveauté : le salon du livre ancien.
Avec pour président Daniel Cohn-Bendit, les Rendez-Vous 2008 se voudront aussi un lieu de partage et d'échange. Les débats seront nombreux et les sujets traités divers et variés. "Louis XIII, un grand roi méconnu" succédera à "Migrations, immigrations, diasporas : d'où viennent les européens ?".
Les conférences et les cafés historiques, les émissions de radio (France Culture, France Inter …) et les rencontres Jeunesse animeront la ville.
Le cinéma s'articulera autour de 5 avant premières avec "La Reine et le Cardinal" de Marc Rivière, le Coin des archives avec "Les débuts de la construction européenne : ferveur et volontarisme" …
Les dîners historiques avec entre autres thèmes "Hommage à Jacques Brel : la table belge au XXème siècle" et "A la table de Nicolas II Esthetazy, prince hongrois du XVIIIème siècle" permettront de découvrir de bonnes tables locales.
Les Rendez-Vous 2008 seront aussi l'occasion de renouer avec l'ancien président des français Valéry Giscard d'Estaing, et l'ancien maire de la ville de Blois Jack Lang.
En parallèle à cette manifestation, la présidence française de l'Union européenne a souhaité mettre à l'honneur les historiens européens. C'est pourquoi un cycle de 27 leçons d'histoire par 27 éminents historiens issus des 27 pays de l'Union se déroulera pendant l'automne 2008, à Blois lors de cette 11ème édition des Rendez-Vous de l'Histoire, mais aussi à Paris et dans différentes villes françaises.
Pour tout connaître du programme :
Photo (c) annie leloup
06 octobre 2008
Du jardin à la ville
Dans le cadre du Festival International des Jardins 2008, le Domaine de Chaumont sur Loire (41) propose un colloque autour de la thématique "Des jardins en partage : du jardin à la ville".
Jeudi 16 octobre au Domaine de Chaumont sur Loire, il sera question de partage.
Dans une société où l'individualisme règne en maître, on voit apparaître des modes de fonctionnement collectif : colocation, vélos, voitures, taxis, regroupement d'artistes, communautés Internet.
Lieu de partage par excellence, le jardin suscite l'échange verbal et la transmission des savoirs. Il navigue du privé au public favorisant en milieu urbain des espaces d'expérimentation autour de thèmes communs : odeurs et parfums, esthétique, qualité sonore d'un espace …
Avec la participation de philosophes (François Julien, Jean-Christophe Bailly), d'architectes (Chemetoff), de paysagistes (Michel Corajoud, Henri Bava), d'historiens de l'art contemporain (Fabien Faure), le colloque est l'occasion de susciter de nombreuses réflexions sur cette notion de partage et d'échanger avec les lauréats des jardins de Chaumont 2008.
Photo (c) annie leloup
Accés libre au colloque
Possibilité de déjeuner (20 € par personne)
Renseignements : 02 54 20 99 22
05 octobre 2008
Coloration automnale
La programmation automnale de la galerie Capazza à Nancay (18) donne à voir, du 4 octobre au 30 novembre 2008, les dessins et photographies de Castellane et LaO PaZ. Les œuvres des deux artistes s'accompagnent d'une exposition collective inédite qui regroupe les travaux des artistes permanents de Gérard et Sophie Capazza.
Voici venue la période automnale avec ses ballades sous les chênes et les hêtres, qui lentement mais sûrement, perdent leurs feuilles et laissent apparaître des structures arborescentes et tentaculaires … Et bien, chez Castellane le réseau de traits surgit des souches, des troncs, des branches pour s'élancer vers un imaginaire nourri d'émotions, de sentiments et de désirs.
Vivant parmi les arbres, l'artiste crée un monde peuplé de Dieux et de Déesses, d'insectes géants, d'hommes puissants et de femmes voluptueuses. La sensualité, la complexité et la force du trait s'enracinent dans la chair et l'humus. Nourries d'influx vivant, les traces linéaires et les formes organiques se heurtent ou s'enlacent pour témoigner saison après saison du temps qui passe, immuable et bienveillant.
LaO PaZ est une jeune femme nourrie de littérature et de philosophie. Après des études photographiques à Barcelone, elle s'installe dans le sud-ouest de la France. Artiste permanente de la galerie Capazza depuis 5 ans, elle définit son travail de re-création.
"A l'instant de la capture de l'image, je suis devenue le sujet" précise LaO PaZ.
Graphisme, couleur, composition, lumière sont les chemins divers et variés empruntés par la jeune femme qui privilégie la dimension émotionnelle et l'imaginaire dans sa recherche esthétique.
L'exposition collective "Retour d'ateliers" réunit les œuvres de la céramiste Christine Fabre, du sculpteur et orfèvre Goudji, de Georges Jeanclos (terre cuite) et d'Antoine Leperlier (pâte de verre).
Photo : Fau de Verzy, hêtre tortueux ou tortillard
Présentation de l'exposition en accés libre sur :









































