29 mars 2009
Oh, my God !
On aime la Cour d'Angleterre pour son côté désuet et démodé, mais alors là, la reine Elisabeth a fait fort. Col châle, broche dentelle et brandebourgs, tout est définitivement old-fashioned !
28 mars 2009
Etonnant château de Brézé
La figure de Diane de Poitiers nous est familière dans les châteaux de Chenonceau et de Chaumont, mais non loin de là, en Saumurois, le château de Brézé et ses douves dévoilent le passage de la favorite de Henri II.
C'est le 16 avril 1515 que la belle Diane, tout juste 15 ans, épouse Louis de Brézé, de 40 ans son aîné. Il est le petit-fils de Charles VII et d'Agnès Sorel. Malgré le physique ingrat de son époux (on le dit bossu), Diane lui donnera deux filles Françoise de Brézé et Louise de Brézé ...
Le château de Brézé est situé à 10 kilomètres de Saumur dans le Maine et Loire. Il est construit en tuffeau et présente une architecture Renaissance.
En dehors du fait qu'il abrita de grands personnages de l'Histoire de France (Nicole du Plessis, sœur de Richelieu, mariée à Urbain de Maillé Brézé ; le Grand Condé ; Henri Evrard de Dreux Brézé, grand maître des cérémonies de Louis XVI …), il possède une particularité assez exceptionnelle. Ses douves asséchées sont en effet les plus profondes d'Europe. Elles mesurent 18 mètres de profondeur sur 13 mètres de large. Ainsi, les étonnants troglodytes qui ceinturent la bâtisse, donnent à voir une boulangerie, une magnanerie, une glacière, la salle des Pressoirs et celle des Foudres.
Enfin, un impressionnant souterrain du XIIème siècle, creusé sous le château, est accessible à la visite.
Brézé est aussi un domaine viticole. L'actuel propriétaire, descendant du ministre Colbert, y élève avec passion les vins de Saumur, cépages de Chenin et Cabernet Franc, et notamment un Mousseux Rouge "Demi-Sec" qui étonnera probablement vos convives.
Château de Brézé
49260 Brézé
27 mars 2009
Mariage royal à Senlis
Esprit Val de Loire avait annoncé le mariage religieux du prince Jean d'Orléans, duc de Vendôme, et de Philomena de Tornos y Steinhart aux premiers beaux jours à Amboise.
Ce sera finalement le 2 mai prochain en la cathédrale Notre Dame à Senlis dans l'Oise qu'aura lieu la cérémonie. Elle sera célébrée par l'évêque de Toulon, monseigneur Rey.
Plus de 2 000 invités sont attendus : le prince Felipe d'Espagne, la reine Béatrix des Pays Bas, le roi Albert II de Belgique … La réception privée se déroulera à Chantilly.
Dernièrement à la mairie du VIIème arrondissement à Paris, la ministre de la Justice Rachida Dati a recueilli le consentement mutuel du prince, 43 ans, descendant direct de Louis Philippe, de la duchesse de Berry et du roi Charles X, et de sa fiancée, 31 ans, dont le grand-père paternel, Don Juan de Tornos, fut secrétaire particulier de Don Juan, comte de Barcelone.
Son altesse royale le prince Henri d'Orléans, comte de Paris, et la princesse Marie-Thérèse d'Orléans avaient rendu publique les fiançailles de leur fils avec Philomena de Tornos y Steinhart en novembre 2008.
Légendes photos
1 - Le prince Jean d'Orléans et Philomena de Tornos y Steinhart photo © Niviere/Sipa
2 - Les jardins du château de Chantilly
Le Guide Michelin fête ses 100 ans
Le Guide Michelin France fête cette année sa centième édition, une référence en matière de guide touristique et gastronomique qui passe au crible plus de 4 950 hôtels et 3 500 restaurants auxquels s'ajoutent pleins d'informations pratiques (358 plans de ville, 22 cartes régionales et les principales curiosités touristiques).
Pour marquer l'évènement, "Le mois gourmand", du 9 mars au 5 avril 2009, propose dans plus de 900 adresses à travers la France des ateliers découvertes du marché, des visites de caves avec dégustation, des réductions sur les menus, la carte des vins, les cours de cuisine.
Pour bénéficier de cette offre illimitée un "pass" valable pour 2 personnes est disponible dans le Guide 2009.
Internet : guidemichelincentieme.com
26 mars 2009
Messieurs les aubergistes, faîtes un effort
Avec un choix de restauration rapide et des menus à 25 € environ, deux adresses de restaurant testées ce week-end se sont révélées terriblement décevantes !
La première de ces adresses se situe à l'entrée de l'Abbaye de Fontevraud.
Déjeuner sans façon dans la partie brasserie de cet établissement qui propose également une table gastronomique.
Le plat du jour est un sauté de porc au caramel accompagné de spaghettis. La viande est sèche et les spaghettis servis sans l'indispensable cuiller sont difficiles à saisir. L'assiette est juste copieuse, c'est pourquoi la crème aux œufs du dessert est la bienvenue.
Pour terminer, tentons le nouveau concept Pileo*. "Pileo" est une petite gourmandise à renverser sur sa tasse de café, Cette récente création du chef Fabien Rouillard aurait pu être intéressante mais au final, nous avons découvert une quantité de chocolat insignifiante et une impression de carton pâte fort désagréable en bouche.
Deuxième adresse et deuxième déception de la journée.
Un dimanche soir à Saumur, il est difficile de trouver un restaurant ouvert. Enfin, sur une place déserte non loin des quais de la Loire, quelques lumières invitent le client affamé à pousser la porte de l'établissement à la décoration médiévale. Moyen de comparaison infaillible, nous restons dans la même gamme de prix avec un choix d'entrées, de plats et de desserts.
La "Soupe à l'oignon gratinée" est servie avec une belle tranche de pain sur lequel le gruyère fond doucement … Bon début … Mais plutôt relevée la soupe et même très poivrée … Voyons la suite … "Matelote de poissons de Loire". Le goût me rappelle étrangement le plat précédent, très poivré … Trop poivré ! Arrive le dessert : un "Pain perdu et sa compotée de pommes". Deux tranches de pain (encore !) dorées et un quart de pomme (oui, un quart, c'est tout !) revenu au beurre.
Décevant !
10 mars 2009
Etre ou ne pas etre
"Etre ou ne pas être", telle est la question … C'est aussi celle que se sont posés les experts réunis autour d'un portrait de William Shakespeare.
Issu d'une collection privée, un portrait de Shakespeare (1564 – 1616) a été dévoilé lundi dernier à Londres par le professeur Stanley Welles, président de la Fondation Shakespeare Birthplace Trust. Ce portrait est, semble t'il, le seul identifié comme ayant été réalisé du vivant du dramaturge. Il aurait été peint en 1610.
L'histoire débute en fait en 2006, date à laquelle le propriétaire du tableau, Alec Cobbe, reconnaît à la National Portrait Gallery de Londres un portrait similaire au sien.
Il s'interroge sur cette œuvre présentée dans le cadre d'une exposition intitulée "Searching for Shakespeare" …
L'expertise authentifiera à 90% le portrait appartenant à Alec Cobbe. On apprend ainsi que le tableau a traversé les siècles au sein de la famille. Il est le bien hérité de Henri Wriothesley, comte de Southampton et protecteur de William Shakespeare.
Le tableau du musée, lui, se révèlera être une copie comme d'autres réalisées après le décès de Shakespeare.
Du 23 avril au 6 septembre 2009, le petit village de Stratford upon Avon en Angleterre, lieu de naissance du célèbre auteur, servira d'écrin à la présentation de ce portrait.
Autre bonne nouvelle … Les archéologues du Musée de Londres ont annoncé la découverte récente des fondations du bâtiment où les pièces de théâtre de William Shakespeare ont été jouées. Située à Hackney dans la banlieue de Londres, "The Theatre"a été construit en 1576.
Photo légendes
1 – Londres
2 – Portrait de William Shakespeare dévoilé par le professeur Stanley Welles © Reuters/ Luke Macgregor
Sous le feu des enchères
Associant figuration et abstraction, l'exposition des peintres russes Boris Pastoukhoff ( Kiev 1894 – Londres 1974) et Pierre Grimm ( Ekaterinolav, Ukraine 1898 – Paris 1979) a attiré une foule de collectionneurs et de curieux le week-end dernier au château de Chambord.
Clou du spectacle, une vente aux enchères menée de mains de "Maître" par Philippe Rouillac a clôturé l'évènement.
Est ce le prestige du lieu ou la faconde du commissaire priseur qui a fait décollé les enchères ? Toujours est il que la vente, dont le montant total espéré avoisiné les 150 000 euros, a rapporté la coquette somme de 600 000 euros permettant la dispersion des 250 œuvres de la collection Victor Tanguy.
07 mars 2009
Soirée XVIIIème
Récemment, 600 jeunes donateurs se sont retrouvés pour soutenir le Programme d'éducation de la Frick Collection à New-York.
Sponsorisé par la styliste Monique Lhuillier, la joaillierie "Ivanka Trump" et le chausseur Roger Vivier, l'évènement a rapporté la bagatelle de 270 000 dollars, chaque convive ayant payé un droit d'entrée de 300 dollars et plus pour admirer, entre autres, "Les Progrés de l'Amour" de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806).
Rappelons que c'est Madame du Barry, maîtresse de Louis XV, qui commanda à l'artiste cette série de panneaux peints.
La soirée, réputée être une des plus belles de la saison new-yorkaise, était intitulée "Les Liaisons dangereuses", référence au célèbre roman de Choderlos de Laclos.
Who's Henri Clay Frick ?
D'origine modeste, le jeune Henry Clay Frick (1849-1919) fait fortune en livrant du coke aux aciéries de Andrew Carnegie. Aprés s'être associé à celui-ci, il devient président de la Carnegie Steel Company, le plus grand producteur d'acier de l'époque, et l'un des hommes les plus riches de son époque.
Henry Clay Frick s'intéresse alors à l'art. Le marchand Duveen lui vend pour 1 250 000 dollars les "Fragonard de Grasse", auxquels viennent s'ajouter au fil des années d'importantes œuvres européennes (Veermer, Holbein, Jan Van Eyck, Gainsborough, Turner, Rembrandt, Degas, Ingres, ...)
En 1910, Henry Clay Frick se fait bâtir un manoir sur la cinquième avenue à New-York.
A sa mort, il lègue une grande part de sa fortune à des organisations caritatives.
Sa demeure new-yorkaise, aujourd'hui musée, abrite "The Frick Collection".

































