28 avril 2009
L'Art d'être pauvre
" Le grand château Louis XVI, en espalier à mi-côte de la colline dominant la vallée de la Loire, ne manque ni de charme ni d'originalité. Il est semblable à une villa italienne, avec terrasses superposées, d'où la vue s'étend sur des horizons bleus et gris, paysages de tableaux primitifs. Des différences de niveau permettent aux appartements d'être au rez-de-chaussée d'un côté, au premier ou au deuxième étage de l'autre, et les vignes vierges, vertes ou cramoisies selon les saisons, jettent, sur les colonnes blanches de la pergola, des tâches dont l'intensité redouble de magnificence et semble s'enflammer au coucher du soleil … ".
Cet extrait est tiré de l'ouvrage de Boni de Castellane "L'Art d'être pauvre" paru aux éditions Tallandier dans la collection Texto en février 2009, et ce fameux château n'est autre que celui de Rochecotte, situé sur les hauteurs du petit village de Saint-Patrice, à quelques encablures de Saumur.
Autres temps, autres mœurs, le château de Rochecotte est aujourd'hui une hôtellerie 4 étoiles mais son charme est resté le même et sa terrasse qui embaume les glycines à cette époque du printemps est toujours un enchantement.
A travers ses Mémoires, Boni de Castellane, dandy et collectionneur passionné, entraîne ses lecteurs dans un monde révolu où se côtoie art de vivre et raffinement à la française.
Riche, immensément riche, il va connaître après son divorce, une descente aux enfers qui l'obligera à "travailler" (quel vilain mot !). Cette nouvelle situation ne le perturbe pas outre mesure et il s'en acquitte avec bonne grâce sans jamais se départir de l'esprit et de l'élégance qui le caractérisent.
Légendes photos :
1 - Les jardins de Rochecotte
2 - La chapelle édifiée par la duchesse de Dino à la mémoire de Talleyrand se situe à l'emplacement exacte de la chambre occupée par le prince à Rochecotte
17 avril 2009
Fleurs de soleil et gelées d'hiver
C'est la pleine époque des pissenlits ! Voici une délicieuse recette de gelée réalisée avec ces fleurs "couleur soleil".
Gelée aux fleurs de pissenlit
365 fleurs de pissenlit cueillies au soleil vers 14 heures
2 citrons non traités
2 oranges non traitées
1 kg de sucre
1,2 l d'eau
Effeuiller les fleurs de pissenlits de façon à garder uniquement les pétales jaune que l'on fait sécher une heure ou deux au soleil
Mettre les pétales séchés dans une casserole avec l'eau, les oranges et les citrons coupés en fines tranches. Faire bouillir et laisser mijoter une heure à couvert
Laisser reposer 24 heures
Réchauffer, filtrer, presser et cuire le jus obtenu avec le sucre pendant 20 minutes
Verser la gelée dans les pots ébouillantés et fermer à chaud
14 avril 2009
Entrez par la grande porte
Le château de Chambord ouvre ses portes gratuitement à tous les jeunes adultes de France et des 27 pays ressortissants de l'Union européenne (visite individuelle).
Une seule obligation : être âgé de 18 ans au moins et 25 ans au plus et présenter sa carte d'identité.
Pour les ados (moins de 18 ans), la visite gratuite s'effectue en compagnie d'un adulte.
"Cette avantage tarifaire sur le monument peut devenir le prétexte d'une découverte plus approfondie du site et l'occasion d'emprunter les pistes cyclables ou de réaliser une visite en 4 X 4 du domaine forestier" précise Elsa Sauvé, chargée de communication à Chambord.
La gratuité du château de Chambord entre dans le cadre d'un dispositif national qui concerne l'ensemble des musées et monuments nationaux. Elle fait suite à une étude réalisée en 2008 sur la démocratisation culturelle.
06 avril 2009
Mantegna : La prédelle "recomposée" de San Zeno de Verone
Du 4 avril au 22 juin 2009, le musée des Beaux-Arts de Tours présente La prédelle de San Zeno de Vérone. Dans sa forme "recomposée", la présentation de l'œuvre d'Andrea Mantegna (1431-1506) figure l'évènement du printemps tourangeau.
Pour la première fois à Tours, voici réunis les panneaux qui composent le triptyque de la prédelle de San Zeno de Vérone (1457-1459) de l'artiste italien Andréa Mantegna.
Avec la volonté d'apporter des éclaircissements autant historiques que radiographiques sur cette œuvre, le musée du Louvre a accepté, pour la première fois depuis 1930 et à titre exceptionnel, le prêt du panneau "La Crucifixion" au musée tourangeau.
Depuis 1806, rappelons que Tours possède les deux panneaux latéraux "La Prière aux jardins des Oliviers" et "La Résurrection".
Cette exposition, installée au rez de chaussée du Palais des Archevêques (actuel musée des Beaux Arts), met en lumière les dernières études effectuées par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France.
Outre la biographie de l'artiste Andréa Mantegna et les époques clefs de son œuvre, la première salle donne à voir l'étude scientifique de la prédelle avec radios et photos rassemblées pour l'occasion. On peut y lire ainsi dans le détails les apports découverts lors de cette étude : les supports autonomes dont deux d'origine réalisés en peuplier, les dessins et les lavis sous-jacents à la peinture de Mantegna, les couleurs bleues de différentes nuances des cieux et les glacis de laque rouge des vêtements, la profusion de l'or appliqué sous forme de poudre (or coquille), la nature "habitée" par le vol des abeilles, la limpidité de l'eau, la luminosité changeante du jour …
La seconde salle est consacrée au triptyque de Mantegna "La Prière aux jardins des Oliviers", "La Crucifixion" et "La Résurrection" avec en écho la copie d'après Mantegna d'Edgar Degas "Le Calvaire" qui reprend la palette colorée du peintre.
Enfin la dernière salle présente les cuivres aciérés gravés au burin des planches du "Triptyque de la Passion" réalisée par le graveur Achille Jacquet (1846-1908), leurs tirages sur papier Japon, et la projection du film "Au commencement l'aura" (1997-2002) de l'artiste Sarkis qui rend ainsi hommage à l'œuvre de Mantegna.
Le catalogue de l'exposition, préfacé par Dominique Thiébaut, conservateur général au département des Peintures du musée du Louvre, complète remarquablement l'exposition et revient avec force détails sur l'ensemble des études abordées autour de cette œuvre.
Le programme culturel associé à l'exposition (visites commentées, animations …) est accessible sur le site
Légendes photos
1 - L'entrée du Musée des Beaux Arts de Tours
2 - La prédelle "recomposée" avec de part et d'autre de "La Crucifixion", à gauche "Le Jardin des Oliviers", à droite "La Résurrection"
3 - Andrea Mantegna, La Crucifixion, 1457-1459, bois, 76 ; 96 cm, Paris, Musée du Louvre, prêt exceptionnel du Musée du Louvre pour la mise en place de l'exposition de Tours
03 avril 2009
Dîner "étoilé"
Lundi 30 mars, répondant à l'invitation des professeurs du Lycée Fontiville de Veigné (37), le chef Akram Benalall est venu partager avec les élèves de BTS Hôtellerie son expérience professionnelle et les subtilités d'une cuisine créative et élégante.
Akram Benalall est un jeune chef tourangeau. A 26 ans, après avoir fait ses classes chez les plus grands : Pierre Gagnaire à Londres, Alain Ducasse à Paris et Ferran Adria du
restaurant "El Bulli" à Barcelone, il officie au "Notaboo", le restaurant du château des Sept-Tours à Courcelles de Touraine (37).
Se souvenant avec émotion de ses débuts sur les marchés d'Oran, il a aujourd'hui à cœur de transmettre son expérience professionnelle à la jeune génération.
Sous la houlette du chef, le challenge était donc de taille pour les étudiants chargés d'assurer la préparation et le service en salle d'un dîner "étoilé".
Pari réussi ! Le menu, qui mariait la subtilité des produits et la cuisine moléculaire, s'est révélé inventif et raffiné.
Billes sphériques de caillé de lait de chèvre, gelée de morilles et nougat farci de noisettes, cramberry, dattes et raisins secs, jeu texturé de légumes aux feuilles d'épinard gélifié et huile vanille, tartare de homard mariné au gingembre et citron vert, coque glacée et espuma de chocolat ont surpris et conquis les becs fins !
Photo : Le chef Akram Benalall présente aux étudiants la cuisson à l'azote






























