16 juin 2009
L'UNESCO prend ses quartiers d'été à Chenonceau
Tout comme Chenonceau enjambe le Cher, l'exposition "L'UNESCO s'expose à Chenonceau" enjambe les continents. C'est en effet un regard cosmopolite et un message de liberté artistique que le château se propose de présenter en exclusivité le temps d'un été.
Du 14 juin à la mi-septembre, les œuvres de l'UNESCO seront donc le point d'orgue de l'année 2009 à Chenonceau. Pour la première fois depuis sa création officielle le 3 novembre 1958 une partie de la fameuse collection de l'UNESCO quitte son Siège parisien et prend ses quartiers d'été sur le sol tourangeau à deux pas de la Loire.
Au cours de la visite à la presse, qui s'est déroulée le vendredi 12 juin dernier, Laure Menier, conservateur du château, a souligné la phrase de l'Emir Abd-el-Kader qui s'enthousiasmait déjà lors de sa venue en 1851 avec un "J'ai vu le monde réuni dans ce Château !", puis elle a poursuivi ainsi : "Dans la tourmente qui agite notre planète, c'est le devoir de chacun de mettre en valeur ce qu'il a reçu : sans ce courage, la porte est laissée ouverte aux totalitarismes, à l'uniformatisation, à l'obscurantisme, au fanatisme et à la violence".
A ses côtés, la commissaire de l'exposition, Tania Fernandez de Toledo, a précisé que : "La sélection des œuvres réalisées pour cette occasion – provenant exclusivement d'Etats membres – tient compte d'une part, de l'histoire du château de Chenonceau et de sa relation avec la tapisserie, et d'autre part de la diversité culturelle et artistique des œuvres proposées".
On peut ainsi y admirer les œuvres de El Rayess – Les Signes de Cadmus (1958) - Liban, de Rodriguez Mariano – Coq (1978) – Cuba, et de Glover Ablade – Peoplescape (1991) - Ghana, mais aussi de nombreuses donations issues de Pologne, de Lybie, d'Argentine, d'Afghanistan, d'Espagne et de France bien sûr.
Esprit Val de Loire a retenu particulièrement une ravissante fresque murale, œuvre d'un artiste inconnu, provenant de Mongolie.
Le château de Chenonceau, demeure privée du Val de Loire, qui accueille depuis plus de 30 ans des artistes de renom (Olivier Debré, Pat Andréa, Claudio Bravo, Manolo Valdès pour les plus récents) se veut un lieu de mécénat et de neutralité mais c'est aussi un lieu incroyable de beauté et d'harmonie.
Très fréquenté, le château accueille chaque année des milliers de visiteurs de tous continents, 150 nationalités sont ainsi répertoriées. Les monumentaux bouquets y sont exceptionnels, les allées d'une propreté saisissante et à ce propos on se surprend à penser que derrière chaque arbre se cache un employé prêt à intervenir au moindre papier jeté. Les gazons y sont d'une densité et d'une épaisseur toute londonienne. C'est un bonheur des sens.
Une journée est nécessaire pour découvrir les richesses de Chenonceau : lieu historique appelé volontiers le château des Dames, jardins de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis, sous-bois enchanteurs qui à cette époque embaument des fleurs de tilleul, potager immense, ferme où l'on confectionne la mise en fleurs quotidienne du château, labyrinthe ludique pour petits et grands, bâtiment des Dômes et Musée de Cires, "Promenade nocturne", restaurant gastronomique de l'Orangerie et salon de thé, et aujourd'hui la toute récente boutique avec pleins de délicieux souvenirs à emporter …
Photos légendes
1 – Le château de Chenonceau, demeure privée, dédie cette exposition à Claude Lévi – Strauss qui "… méritait pour son centenaire de voir une tentative d'équilibre entre la communication des cultures et leur préservation dans l'authenticité"
2 – "L'UNESCO s'expose à Chenonceau" est présentée dans la galerie qui enjambe la rivière
3 – Détails fresque murale - Sans titre, artiste inconnu, Mongolie
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