24 octobre 2009
Max Ernst et la parenthèse tourangelle
Une nouvelle fois, le Musée des Beaux – Arts de Tours enchante le regard et réjouit le cœur. Jusqu'au 18 janvier 2010, l'exposition "Max Ernst, le jardin de la France" donne à voir aux visiteurs une période peu connue du peintre, celle des années tourangelles.
Cette exposition, à laquelle à participer l'unité de recherche Max Ernst dirigée par Werner Spies du centre allemand d'histoire de l'art à Paris, s'inscrit dans la suite logique d'une actualité artistique qui a connu un retentissant succès auprès du public (rétrospective organisée par le Centre Pompidou en 1991 et œuvres présentées à New – York en 2005).
Aujourd'hui, il est question de la présentation d'une centaine de peintures, sculptures et gravures, réalisées de 1955 à 1968, lors du séjour du peintre et de son épouse Dorothea Tanning dans la maison du "Pin Perdu" à Huismes, petit village tourangeau situé proche de Chinon.
A travers documents d'époques et photos, celles entre autres de Henri Cartier – Bresson, Lee Miller et Helmut Hahn, films et court – métrages, celui de Peter Schamoni est un inédit, voici exposée la période la moins connue du peintre. On y retrouve les amis de toujours Roberto Matta et Alexander Calder pour ne citer qu'eux.
Les oeuvres, remarquablement mises en scène par l'équipe du Musée des Beaux – Arts de Tours, sont toutes à la fois poétiques et joyeuses. Ici, la volupté de la toile "Le jardin de la France", là, la musicalité de la "Harpe Eolienne", plus loin, quelques fragments de "La Fontaine d'Amboise" - pour laquelle on espère un regain d'intérêt des pouvoirs publics et une (re)mise en eau prochaine, et puis dans cette autre salle de somptueuses gravures, juxtaposition d'images et de textes, fruit d'une "collaboration cordiale et généreuse" et même "amicale" avec l'imprimeur Visat, enfin l'aventure romanesque de "Maximiliana ou l'exercice illégal de l'astronomie".
On se perd avec bonheur dans la diversité des techniques : des spectrales et cristallines huiles sur toiles aux collages sur bois et papiers, en passant par les eaux – fortes, les plâtres, les bronzes.
"Il fait beau, et doux et calme ici" dira Max Ernst pour qualifier sa parenthèse tourangelle. L'exposition, qui lui est dédiée, en porte l'empreinte.
Au – delà d'un riche programme culturel associée à l'exposition (visites commentées, conférences, films, opéra, pièces de théâtre et concerts), il est possible de découvrir la maison Max Ernst à Huismes jusqu'au 13 décembre 2009.
Parmi les nombreux partenaires, citons Fil Bleu, transports urbains tourangeaux, qui propose de jouer en ligne et de gagner des places de cinéma, des catalogues et des entrées gratuites pour l'exposition.
Légendes photos :
1 – Ernst, P. 17 - Peter Shamoni, Max Ernst dans son atelier à Huismes, 1963, Brühl, Max Ernst Museum, (photo n° 274), Inv. : Abb. S 292 (c) Peter Shamoni. Max - Ernst - Kabinett, stadt Brühl.
2 - Installation, en introduction à l'exposition "Max Ersnt, Le jardin de la France" réalisée dans le puit du grand escalier du Musée des Beaux – Arts de Tours
3 – Au premier plan - Harpe éolienne, 1964, Zurich, Galerie Salis & Vertes. Ce tableau fait parti de la série des harpes éoliennes, ensemble de collage en relief qui se compose à chaque fois d'une cage en bois comme motif principal de l'œuvre.
Renseignements pratiques :
Musée des Beaux – Arts
18, place François Sicard
37000 Tours
musee-beauxarts@ville-tours.fr
www.musees.regioncentre.fr www.tours.fr www.framemuseums.org
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