"Je pense trop, je pense la nuit, aux autres qui sont malheureux (…) Je voudrais leur expliquer, l'esprit m'a dicté ce que je devais faire pour embellir la vie. Beaucoup de gens pourraient en faire autant mais ils n'osent pas. Moi, j'ai pris mes mains et elles m'ont rendu heureux (…) Nous sommes dans un siècle pas bien. Je voudrais qu'en parlant d'ici les gens aient envie de vivre parmi les fleurs et dans la beauté. Je cherche une voie pour que les hommes sortent de leur misère" Raymond Isidore, Marie-France, Octobre 1962

juin_2013_182Cœur tendre et sensible, Raymond Isidore (1900 – 1964), dit Picassiette, a recouvert entièrement de mosaïques de faïences et de verre sa modeste maison à Chartres. Cette dernière est composée de 3 pièces : la cuisine, le boudoir/jardin d'hiver et la chambre à coucher qui se prolonge par une petite chapelle. La cour du tombeau et  la maison d'été avec sa porte du paradis donnent sur le jardin aux statues. Le jardin à la française et la grotte du tombeau de l'Esprit terminent la visite.

En 1954, Picassiette reçoit Picasso.

La fin de vie de ce cœur simple sera tragique. Par une nuit d'orage, épuisé, il s'enfuiera de chez lui à travers champ et s'éteindra peu après.

Depuis 1983, sa maison, propriété de la ville de Chartres, est classée Monument Historique.

Raymond Isidore a contribué à la création de la régie de quartier les "3 R" (Rénover – Restaurer – Réhabiliter) et aujourd'hui Chartres accueille des expositions de mosaïstes professionnelles et organise des rencontres internationales.